Les quatre cuvées monovariétales de la distillerie Bielle réunies dans un seul coffret : Canne Grise, Canne Bleue, Baltazia et Genou Cassé. Même distillerie, même terroir de Marie-Galante, même degré : seule la variété de canne change. De quoi mesurer, dans un comparatif de très haute volée, tout ce qu’une variété de canne à sucre apporte au rhum !
Les quatre cuvées
Canne Grise : originaire de la Barbade, une canne rustique à la croissance lente, résistante à la sécheresse et particulièrement bien adaptée à Marie-Galante. Elle donne un rhum singulier.
Canne Bleue : la variété B69-566, aux reflets bleu-violet, cultivée sur un micro-terroir du nord-est de l’île. Nez de verger printanier et de fleur d’oranger, bouche vive sur les agrumes, finale suave et légèrement épicée.
Baltazia : variété ancienne à la fibre tendre, arrivée sur l’île à la fin du XIXᵉ siècle et devenue rare. Nez végétal relevé de safran, bouche épicée puis agrumes et réglisse, finale longue sur la coumarine et le fruit de la passion.
Genou Cassé : une canne qui se brise au niveau de ses nœuds, d’où son nom. Nez frais et suave sur la noisette, bouche chaleureuse avec une touche d’amande amère, finale nette et minérale.
La maison Bielle
L’histoire de Bielle commence en 1769 à Marie-Galante, avec la caféière de la famille Bielle, transformée en sucrerie en 1826, puis en distillerie de rhum agricole en 1910. Relancée en 1955 par Paul Rameaux, elle est reprise en 1975 par son petit-neveu, Dominique Thiery ; sa fille Philippine Thiery lui a succédé à la direction générale en 2024. La canne, récoltée majoritairement à la main par des coupeurs locaux, est broyée sur place ; son jus fermente environ 48 heures avant d’être distillé en colonnes de type Savalle, puis lentement réduit avec de l’eau de pluie filtrée. La bagasse alimente les chaudières de la distillerie et les vinasses sont épurées par phytoremédiation, un procédé unique dans les Caraïbes. Pionnière, la maison développe des cuvées monovariétales (canne grise, genou cassé, baltazia, canne bleue) et des vieillissements hors du commun, en mer à la voile ou en fût « Phi ».
Terroir
Marie-Galante, l’île aux cent moulins, a toujours été l’île de la canne : plate comme une galette, couverte de champs de canne à perte de vue, elle offre avec sa chaleur et son humidité un milieu idéal à sa culture. Christophe Colomb l’a baptisée Maria Galanda le 3 novembre 1493, lors de son second voyage, du nom de sa caravelle.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. Vente interdite aux mineurs de moins de 18 ans.
